Regard sur nos collections

 

En attendant la fin du confinement et le retour de nos visiteurs, le musée vous présente chaque jour un regard sur ses collections.

Norbert Goeneutte (1854-1894), Le Port de Rotterdam, Huile sur panneau
Goeneutte est un ami de Renoir. Il grave et peint surtout des scènes de rue. Il voyage en 1891 à Venise, en Belgique, en Angleterre et aux Pays-Bas dont il rapporte vraisemblablement cette toile. Cette même année, il s’installe à Auvers, rue Rémy avec sa mère, dans la villa Musette occupée avant lui par le graveur Martinez.

Aujourd’hui, une œuvre pour vous aider à méditer.
Raymond Riec, Cascade au fond des bois, Huile sur toile
Raymond Riec a commencé à peindre à 48 ans, après avoir été archéologue et professeur au Collège de France. Dans cette œuvre vibrante où la nature est reine, on entend presque l’eau et le chant des oiseaux.

Joseph Deck (1823-1891) est un céramiste réputé qui nommé directeur de la manufacture de Sèvres. Il invente un bleu turquoise si particulier et si profond qu’on le baptise le « bleu Deck ». Son chat assis très inspiré de la statuaire antique est le chat sacré dans lequel s’incarne la déesse Bastet.

Antoine Barye (1796-1875) est l’une des plus grandes figures de la sculpture animalière du XIXème siècle. En 1855, il obtient la médaille d’or de la section « Bronzes », à l’Exposition Universelle. Ses animaux ne sont jamais figés, ils sont vibrants, attentifs. Barye met en valeur le jeu de leurs tendons et le chatoiement de leur robe.

Sculpture chat Barye

Edgar Chahine (1874-1947), Ponte del Batello, 1922, Eau-forte, pointe sèche, Corte Colonna, 1922 et Sotto Portico Molin, 1922
Edgar Chahine (1874-1947) connait bien Venise. Il y retournera trois années consécutives en 1922, 1923 et 1924. Il concentre son attention sur les quartiers très populaires. Cette vue animée d’un fragile et rustique pont de bois, d’une foule d’enfants, de maisons modestes, n’est pas l’aspect le plus souvent dépeint par les artistes. Il s’est penché sur la vie des Vénitiens les plus pauvres : maisons moyenâgeuses avec leur avalanche de linge qui sèche aux fenêtres, ruelles sombres….

Edgar Chahine, Portrait de Louise France et Portrait de Charles Baudelaire, Eau-forte
Edgar Chahine (1874-1947) est un peintre et graveur d’origine arménienne. Installé à Paris, dans le quartier de Montparnasse en 1895, il devient un véritable reporter et offre un témoignage précieux de la vie parisienne de l’époque. Il se consacre presque exclusivement à la gravure et son succès dans le monde de l’édition facilite sa rencontre avec de grands auteurs. Que cela soit dans ses portraits de comédiens ou d’écrivains, son travail est marqué par un grand souci de vérité. On peut le constater dans ces portraits de la comédienne Louise France et de Charles Baudelaire conservés au musée.

Maxime Maufra (1861-1918), Bateaux au coucher du soleil, huile sur toile
Par la force de son thème, son style, sa technique et ses couleurs, elle rappelle le fameux Impression, soleil levant de Claude Monet. Maufra était un grand admirateur de Monet et avait découvert , à Londres les paysages de Turner et de Whistler, deux éminents coloristes qui l’ont influencé. Comme eux, il aime, dit-il exprimer « les grandes sensations, les aspects étranges de la nature, les effets cosmiques, orageux, lunaires… » dans une palette aux coloris chauds et aux éclairages surprenants (…)

Ada Breeveld, Mozes
Moïse dans son berceau, gentiment empaqueté est un hommage rendu à la maternité. Cette femme puissante à la « Botero » dont la masse rouge de la robe illumine la scène tend les bras pour arracher l’enfant abandonné aux eaux noires du fleuve. Mouvement et force dans cette scène biblique modernisée.

Antun Bahunek, Le paon, huile sur toile
Antun Bahunek est un peintre naïf yougoslave né en 1912. Sa technique pointilliste très personnelle donne une vision idéalisé de la nature. Les branches des arbres sont réunies en faisceaux de boules bleues ou vertes, les nuages comme autant de ballons suspendus. Tout est stylisé, même le paon qui trône au milieu de ce paysage idéal entre féerie et réalité.

Regard sur nos collections…
Jean Ekiert (1907-1993), Port en fête et Canal à Venise

Jean Ekiert (1907-1993), Nativité
Jean Ekiert nait en Pologne en 1907 où il étudie dans une école qui dispose d’un département de peinture. Il y acquiert très tôt une maîtrise parfaite de l’aquarelle, du pastel, du dessin et de la peinture à l’huile. Après la guerre, lors de laquelle il fut déporté en Allemagne, Jean Ekiert s’installe en France où il suit les cours de l’Académie André Lhote. Cela lui ouvre de nouvelles perspectives de création.
Ses œuvres parfois complètement abstraites, lumineuses et colorées sont rigoureusement construites. Dans cette Nativité conservée au Musée Daubigny, l’ensemble de la composition forme un cercle qui attire le regard vers la source lumineuse émanant de l’Enfant Jésus.

Jules Dupré, Mer en vue à Cayeux


Jules DUPRÉ (1811-1889)
Charpentiers en forêt, Huile sur toile
En 1850, Jules Dupré se retire définitivement à L’Isle-Adam. Il attire à lui ses amis et les artistes qu’il estime suffisamment indépendants et originaux pour partager ses idées à rebours des courants et de la mode tels Louis Cabat, Auguste Boulard, Antoine Vollon… Ses paysages paisibles ou tourmentés se caractérisent par leurs effets de lumière et l’empâtement de leur matière picturale.

Alexandre René Véron, Pêcheur au filet

Alexandre René Véron (1826-1897)
Bord de l’Oise à Auvers, Huile sur toile
Véron plus jeune de neuf ans que Daubigny a beaucoup de points communs avec lui. Il a eu le même professeur aux Beaux-Arts, Paul Delaroche. Il travaille aussi dans la forêt de Fontainebleau et débute au Salon avec Etude de la gorge aux loups et Intérieur de ferme à Marlotte. Ses sujets préférés sont les bords de rivière. Bords de l’Oise à Auvers est présenté au Salon de 1868. Ses paysages à l’exécution fine et nuancée n’obtiennent pas toujours le succès mérité. Il n’a jamais reçu de récompense officielle, son caractère indépendant l’ayant tenu à l’écart des honneurs.

Corneille (1922-2010), Tournesol d’Auvers-sur-Oise
Cornelius van Beverloo dit Corneille est né en 1922 à Liège de parents néerlandais. C’est avec ses amis Karel Appel, Constant, Asger Jorn puis les poètes Dotremont et Joseph Noiret que Corneille fonde à Paris le mouvement Cobra. Le terme Cobra est composé des premières lettres de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, villes dont sont issus les membres fondateurs. Le nom choisi du serpent à lunettes évoque bien le caractère subversif de l’idéologie qui exprimait aussi une révolte contre la seconde guerre mondiale et l’Holocauste. Les artistes de ce groupe créent un art nouveau qui retourne au primitif et recherche une expression naïve, vraie, inventive et colorée.

Jean Cocteau (1883-1963), Une tête de chat

André Salaun, La Chope, la nuit, Huile sur toile
Les peintres naïfs sont des autodidactes, ils refusent de se soumettre aux règles de la perspective et des proportions ce qui peut rappeler l’univers de l’enfance.
Le musée possède de nombreuses œuvres de cet artiste naïf à l’ambiance si particulière. Pleins d’humour, ses tableaux sont parfois emprunts d’une grande mélancolie.

Regard sur nos collections… Hélène Nué, Petite jungle, burin

Hélène Nué, Avril à Ouessant, burin.
Hélène Nué,  ex-libris, burin.
Hélène Nué vit aux Sorinières, près de Nantes. Sa technique de prédilection est le burin qui réclame une précision extrême. Elle réalise des ex-libris pour les bibliophiles. Il s’agit de vignettes personnalisées marquant l’appartenance de l’ouvrage par un dessin qui caractérise son propriétaire. Ses œuvres qui fourmillent de détails nous entrainent dans des univers fantastiques.

 

 

 

 

 

 

 

Shoichi Hasegawa, Le Petit arbre sous la lune, gravure.
L’oeuvre de ce dessinateur et graveur japonais est reconnue dans le monde entier et saluée par de nombreux prix. Il grave en blanc sur fonds colorés des motifs qui rappellent l’imagerie japonaise mais empruntent également à la tradition occidentale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923), Sans titre et Le Chat au bol.
En 1881, Steinlen s’installe à Paris dans le quartier de Montmartre. Il rencontre Vallotton, Forain, Caran d’Ache, Alfred Jarry, Alphonse Allais, Mallarmé, Verlaine… Il dessine pour la revue Le Chat Noir tirée à 12 000 exemplaires et qui assure rapidement la notoriété des dessinateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Koji Ikuta, Le clin d’oeil, Gravure, Manière noire.
Koji Ikuta est un graveur japonais né en 1953 expert de la manière noire. Sa maîtrise technique est telle qu’il parvient à restituer la douceur du duvet, des poils et des plumes. C’est particulièrement visible dans ce poétique clin d’oeil conservé au musée.

Regard sur nos collections …
Koji Ikuta, Le jardin fleuri, Gravure manière noire

Pierre Emmanuel DAMOYE (1847-1916), Les prairies à Mortefontaine, Huile sur toile.
Comme beaucoup d’artistes inspirés par l’École de Barbizon, Damoye suit l’enseignement de Corot, Daubigny et Bonnat à l’école des Beaux-Arts de Paris. Ses thèmes de prédilection sont les étangs, les marais, les paysages fluviaux. Sa technique est très proche de celle de ses maîtres Corot et Daubigny. Le traitement des arbres, les délicates tonalités argentées sont inspirés de Corot. La profondeur des verts, les détails des premiers plans sont empruntés à Daubigny. Il laisse des œuvres classiques, mélancoliques et nuancées.

 

 

 

 

 

 

 

Fernand QUIGNON (1854-1941). Les Toits rouges, Huile sur toile