Exposition 2017

Sur les pas de Daubigny : aux sources de l’impressionnisme
2e partie
Du 16 septembre 2017 au  4 mars 2018

Gustave Courbet, Marine par temps d’orage, Collection particulière c Studio Sebert

Considéré comme l’un des fondateurs de l’impressionnisme, Charles François Daubigny compte parmi les peintres les plus importants que la ville ait connus. En 2017, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’artiste, la ville d’Auvers-sur-Oise rend hommage à cette figure artistique majeure en lui consacrant sa saison culturelle. Expositions, visites guidées et événements ont pour fil rouge l’œuvre de Charles François Daubigny qui a fait de la ville l’une des premières étapes sur la route des impressionnistes. Le musée Daubigny vous invite à le découvrir à travers des toiles inédites. Plus de 90 œuvres, peintures, gravures, dessins jalonnent l’exposition. Le parcours vous présente l’évolution de son œuvre et comment l’artiste peignant sur l’Oise ou sur la Seine, à bord de son bateau-atelier « Le Botin », renouvelle les points de vue et l’atmosphère du paysage fluvial. Le ciel et l’eau en deviennent les atouts majeurs.

A partir du 16 septembre 2017, les œuvres de Charles François Daubigny seront mises en regard avec celles des artistes qu’il a côtoyés ou influencés parmi lesquels Jules Dupré, Camille Corot, Gustave Courbet, Eugène Boudin… L’exposition présentée jusqu’au mois de mars 2018 mettra à l’honneur la thématique de l’eau et de la lumière et présentera l’importance majeure des réseaux d’amitié pour Charles François Daubigny. Enfin, nous confronterons l’œuvre de Daubigny avec le regard tendre et drôle du dessinateur de bande dessinée Luc Cromheecke.
A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, le musée Daubigny vous réserve un accueil théâtral avec la compagnie Les trois coups l’œuvre.

Le peintre et l’intime

Du 17 septembre 2016 au 26 février 2017

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Du 17 septembre 2016 au 26 février 2017, le musée municipal Daubigny vous présentait une variation sur le thème du peintre et de l’intime avec des œuvres du  XIXème siècle à nos jours.

L’aventure du nu, thème majeur dans l’histoire de l’art débute réellement au XVIe siècle avec la Renaissance qui redécouvre l’Antiquité et place l’homme au centre du monde. La mythologie ou l’histoire sainte sont l’occasion idéale pour représenter des corps nus, masculins ou féminins, qui renvoient à un idéal de beauté parfaite.
Dans l’apprentissage académique, l’étude du corps et de ses mouvements est un passage obligé pour les artistes. Il débute par la copie de statues antiques ou de tableaux de grands maîtres et prépare au dessin en atelier d’après modèle. De la Renaissance à nos jours, il n’est pas un peintre qui ne se soit livré à l’exercice.

Au XIXe siècle, le nu s’affranchit de l’histoire et les peintres proposent la représentation des corps nus dans les situations du quotidien. Ils puisent leur inspiration dans le monde de la prostitution, dans l’intimité de leur foyer où leurs compagnes sont saisies dans les gestes simples de la toilette ou dans leur sommeil. Ils saisissent les corps ensoleillés lors des baignades en bord de rivière.  Comme pour le paysage, ils représentent les corps de leur temps en s’affranchissant de la morale bourgeoise. Ces nus réalistes, tels ceux de Courbet ou de Manet choquent, mais fascinent l’avant-garde esthétique.

Aborder le thème du nu, c’est essentiellement s’intéresser au nu féminin, synonyme de beauté idéale pour certains peintres, véritable obsession pour d’autres. L’image de la femme renaît chaque fois sous les regards infiniment variés des artistes, tantôt réaliste, tantôt idéalisée, esquissée d’un trait acéré ou sublimée par une palette lumineuse.

La priorité était donnée à la mise en valeur des collections du musée et à la diversité des techniques présentées : peintures, sculptures, gravures, dessins et pastels se côtoyaient. Le parcours s’articulait autour de quatre thématiques : les baigneurs de Charles-François Daubigny à Maximilien Luce et  la toilette de Suzanne Valadon à Alfredo Müller débutait l’exposition. Le visage de la prostitution au XIXème siècle constituait le troisième volet de notre discours avec des œuvres de Maurice Le Scouëzec, artiste éminent de l’école de Montparnasse. Enfin, le thème du modèle du XIXème siècle à l’abstraction était illustré par des œuvres de Steinlen à Bouvot en passant par Picasso, Corneille et Gen Paul.

Liste des artistes présentés :

Nina Barka (1908-1986), Emile Bernard (1868-1941), Jean-Louis Boussingault (1883-1943), Jean Bouvot (1913-1987), Corneille (1922-2010), Charles François Daubigny (1817-1878), Eugène Delâtre (1864-1938), Tsuguharu Foujita (1886-1968), Gen Paul (1895-1975), Paul Elie Gernez (1888-1948), André Hofer (1890-1973), Georges Jeanclos (1933-1997), Miçao Kôno (1876-1954), Charles Léandre (1862-1934), Maurice Le Scouëzec (1881-1940), Maximilien Luce (1858-1941), André Masson (1896-1987), René Ménard (1862-1930), Alfredo Müller (1869-1939), Roland Oudot (1897-1981), Picasso (1881-1973), Ernest Quost (1842-1931), Marie Abraham Rosalbin de Buncey (1833-1891), André Salaün (1921-2005), Guy Salomon (1934-2007), Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923), Julian Tauland, Suzanne Valadon (1865-1938), Marie Vergne, Henry de Waroquier (1881-1970)

 

 

 

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