Expositions passées

Le peintre et l’intime

Du 17 septembre 2016 au 26 février 2017

Du 17 septembre 2016 au 26 février 2017, le musée municipal Daubigny vous présentait une variation sur le thème du peintre et de l’intime avec des œuvres du  XIXème siècle à nos jours.

L’aventure du nu, thème majeur dans l’histoire de l’art débute réellement au XVIe siècle avec la Renaissance qui redécouvre l’Antiquité et place l’homme au centre du monde. La mythologie ou l’histoire sainte sont l’occasion idéale pour représenter des corps nus, masculins ou féminins, qui renvoient à un idéal de beauté parfaite.
Dans l’apprentissage académique, l’étude du corps et de ses mouvements est un passage obligé pour les artistes. Il débute par la copie de statues antiques ou de tableaux de grands maîtres et prépare au dessin en atelier d’après modèle. De la Renaissance à nos jours, il n’est pas un peintre qui ne se soit livré à l’exercice.

Au XIXe siècle, le nu s’affranchit de l’histoire et les peintres proposent la représentation des corps nus dans les situations du quotidien. Ils puisent leur inspiration dans le monde de la prostitution, dans l’intimité de leur foyer où leurs compagnes sont saisies dans les gestes simples de la toilette ou dans leur sommeil. Ils saisissent les corps ensoleillés lors des baignades en bord de rivière.  Comme pour le paysage, ils représentent les corps de leur temps en s’affranchissant de la morale bourgeoise. Ces nus réalistes, tels ceux de Courbet ou de Manet choquent, mais fascinent l’avant-garde esthétique.

Aborder le thème du nu, c’est essentiellement s’intéresser au nu féminin, synonyme de beauté idéale pour certains peintres, véritable obsession pour d’autres. L’image de la femme renaît chaque fois sous les regards infiniment variés des artistes, tantôt réaliste, tantôt idéalisée, esquissée d’un trait acéré ou sublimée par une palette lumineuse.

La priorité était donnée à la mise en valeur des collections du musée et à la diversité des techniques présentées : peintures, sculptures, gravures, dessins et pastels se côtoyaient. Le parcours s’articulait autour de quatre thématiques : les baigneurs de Charles-François Daubigny à Maximilien Luce et  la toilette de Suzanne Valadon à Alfredo Müller débutait l’exposition. Le visage de la prostitution au XIXème siècle constituait le troisième volet de notre discours avec des œuvres de Maurice Le Scouëzec, artiste éminent de l’école de Montparnasse. Enfin, le thème du modèle du XIXème siècle à l’abstraction était illustré par des œuvres de Steinlen à Bouvot en passant par Picasso, Corneille et Gen Paul.

Liste des artistes présentés :

Nina Barka (1908-1986), Emile Bernard (1868-1941), Jean-Louis Boussingault (1883-1943), Jean Bouvot (1913-1987), Corneille (1922-2010), Charles François Daubigny (1817-1878), Eugène Delâtre (1864-1938), Tsuguharu Foujita (1886-1968), Gen Paul (1895-1975), Paul Elie Gernez (1888-1948), André Hofer (1890-1973), Georges Jeanclos (1933-1997), Miçao Kôno (1876-1954), Charles Léandre (1862-1934), Maurice Le Scouëzec (1881-1940), Maximilien Luce (1858-1941), André Masson (1896-1987), René Ménard (1862-1930), Alfredo Müller (1869-1939), Roland Oudot (1897-1981), Picasso (1881-1973), Ernest Quost (1842-1931), Marie Abraham Rosalbin de Buncey (1833-1891), André Salaün (1921-2005), Guy Salomon (1934-2007), Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923), Julian Tauland, Suzanne Valadon (1865-1938), Marie Vergne, Henry de Waroquier (1881-1970)

 

Portraits à la dérive

Daumier, Léandre, Steinlen, Luce, Cézanne, Modigliani
Chirico, Chaissac, Bayard,
Lartigue, Zadkine, Ionesco, …. 

Du 2 avril au 28 août 2016

 

Exposition Portraits à la dérive

Exposition Portraits à la dérive

En juin 1890, peu avant sa mort, Vincent van Gogh écrivait, à sa sœur : « Ce qui me passionne le plus, beaucoup, beaucoup davantage que tout le reste dans mon métier, c’est le portrait, le portrait moderne. (…) Je voudrais faire des portraits qui un siècle plus tard aux gens d’alors apparussent comme des apparitions. »

Dans le cadre de la saison culturelle 2016 d’Auvers-sur-Oise, le musée Daubigny propose de porter un nouveau regard sur un thème cher à Van Gogh, le portrait. Comme lui, nous avons choisi de nous éloigner de l’académisme, pour faire place aux portraits à la dérive,  à travers différentes périodes et différentes techniques. Car si le portrait sert à montrer l’apparence extérieure du modèle en rendant sensible sa personnalité,  il peut également en devenir le reflet déformé par le geste créateur de l’artiste.
Le portrait en peinture et dans les arts graphiques constituera le premier volet de cette exposition avec des œuvres de Cézanne à Chaissac. La deuxième partie sera consacrée à la caricature du XIXe siècle à nos jours, des portraits à charge de Daumier aux dessins satiriques contemporains de Tim. Nous questionnerons ensuite la place du portrait dans l’histoire de la photographie qui dès ses débuts en a exploré tous les sous-genres : de Bayard à Ionesco en passant par Lartigue.

Les séquences de l’exposition se répondront : certains artistes présentés se retrouvent portraiturés et portraitistes, caricaturés et caricaturistes mais aussi photographes et photographiés. Enfin, le musée Daubigny mettra à l’honneur l’art numérique et la création contemporaine auversoise en vous invitant à découvrir les œuvres de Julian Tauland.

Graveurs de l’imaginaire
Paule Praud, Paul Jeannin, Hélène Nué, Koji Ikuta

Du 3 octobre au 19 décembre 2015
PROLONGEE JUSQU’AU 28 FEVRIER

Affiche2BDDu 3 octobre au 20 décembre 2015, le musée Daubigny rendait hommage aux graveurs dont la technique a été au service d’un imaginaire foisonnant. Dans la première partie de l’exposition, nous présentions la donation exceptionnelle de gravures surréalistes de Paul Jeannin faite par Hélène Jeannin en 2014 et le monde végétal et poétique de Paule Praud. C’était aussi l’occasion pour le musée de valoriser une partie de ses collections permanentes en présentant des gravures d’Hélène Nué, de Koji Ikuta et bien sûr de Charles François Daubigny.

Un Certain regard sur Van Gogh : Minnelli, Kurosawa, Pialat
Du 4 avril au 20 septembre 2015

Projection en plein air gratuite le 30 mai 2015 à la tombée de la nuit

A l’occasion de la sortie du film restauré de Vincente Minnelli, La Vie passionnée de Vincent van Gogh (Lust for life), le musée Daubigny propose la perception de trois cinéastes sur l’artiste et l’homme : flamboyance de Minnelli, onirisme de Kurosawa et mélancolie sourde de Pialat.

Extraits de films, documentaires, souvenirs de tournage, photos de plateau, affiches, peintures et dessins illustrent cette exposition réalisée en partenariat avec la mission Images et Cinéma du Conseil Général du Val d’Oise.

* Serge Toubiana, Maurice Pialat Peintre et cinéaste

Hommes et bêtes dans la tourmente : carnets de poilus

Du 20 septembre au 21 décembre 2014

 

dessin, Musée de la Grande guerre de Meaux

dessin, Musée de la Grande guerre de Meaux

Malgré le développement de nouvelles technologies appliquées au combat, la guerre mobilise aux côtés des hommes un nombre considérable d’animaux. Hommes et bêtes sont unis dans les tranchées ou dans les zones occupées et subissent les mêmes atrocités. Souvent polyvalents, les chevaux, les mulets, les chiens, les pigeons remplissent des tâches variées pour la cavalerie, le transport, le ravitaillement, la communication ou encore les services sanitaires. Canaris et grillons sont également mobilisés, l’arrêt de leur chant prévient de la présence de gaz toxique… Ennemis sournois, les nuisibles minent le moral des troupes. Fidèles compagnons ou mascottes de régiment, les animaux permettent aux soldats de s’accrocher à la vie.

Les carnets de poilus font revivre cette union à la vie, à la mort.

Photographies et cartes postales anciennes, dessins pour la plupart inédits provenant de collections des musées du Havre, de Reims, de Meaux… illustrent l’exposition. Ce sera aussi l’occasion de mettre au jour un pan de l’œuvre du peintre et architecte Paul Guion (1881-1972), qui a passé une grande partie de sa vie en Algérie mais a fini ses jours dans le Val d’Oise, à Boissy-L’Aillerie. Ces dessins, accompagnés d’images de propagande, telles celles de Benjamin Rabier, et de témoignages littéraires, permettront aux visiteurs de lire, sous un autre angle, une page d’histoire de la Grande Guerre.

Savez-vous que Winnie l’Ourson a été la mascotte de la deuxième brigade d’infanterie canadienne avant de devenir le héros des films de Walt Disney ? Que Rintintin, le chien du célèbre feuilleton, a été adopté sur le front de Lorraine par un officier américain ?

Du 5 avril au 31 août 2014
Un Chemin vers la couleur

 

Otto Freundlich

Otto Freundlich, Composition inachevée, Musée de Pontoise

 

Dans plusieurs lettres à son frère, Vincent van Gogh annonce l’arrivée d’une nouvelle génération de peintres pour qui la couleur sera fondamentale. Lui-même dit avancer dans cette direction grâce à son séjour dans le midi : « Car au lieu de chercher à rendre exactement ce que j’ai devant les yeux, je me sers de la couleur plus arbitrairement pour m’exprimer fortement. »

L’exposition présentée au musée Daubigny est réalisée en partenariat avec le musée Estrine de Saint-Rémy-de-Provence. Elle permettra au public de découvrir ou de redécouvrir notre richesse patrimoniale et culturelle à travers la figure emblématique de Van Gogh, tout en montrant la diversité et le dynamisme des propositions artistiques contemporaines. Des œuvres d’Otto Freundlich, Alechinsky, Corneille, André Marchand, Louis Peeters, Albert Lauzero, Georges Choquet Perez, François Hilsum, André Maurice… dialogueront entre nord et sud, formes et couleurs.
L’exposition se déploie en trois volets :

  • Un espace didactique dans lequel sera proposée une interprétation des œuvres de Van Gogh peintes dans les Alpilles et à Auvers-sur-Oise, ceci en résonance avec l’espace que propose le musée Estrine à Saint-Rémy-de-Provence.
  • La présentation d’œuvres contemporaines de peintres pour lesquels la forme et la couleur sont au cœur de leur inspiration, tout comme elles l’étaient pour Vincent van Gogh.
  • Le regard contemporain d’Olivier Verley qui a saisi la structure et la magie des paysages du Vexin qui ont fasciné les peintres.

 

Du 28 septembre au 15 décembre 2013
         Art animalier 

Copyright CAPTON

L’art animalier prend de plus en plus de place dans le monde de l’art. Si les animaux font partie depuis toujours de l’histoire de la peinture, ne serait-ce que par les chevaux des batailles, le renouveau des animaliers est bien visible dans les expositions jusqu’au Grand Palais à Paris qui nous a régalés récemment de cette merveilleuse manifestation: « Beauté animale »

Le Musée Daubigny est heureux de vous présenter cinq des principaux artistes animaliers contemporains.

Les peintres Danielle Beck , Capton, Hélène Legrand, Christophe Ronel et le sculpteur Vassil. Le choix s’est porté sur eux pour la qualité de leurs œuvres et leur renommée internationale.

Le Musée Daubigny a pris le parti de présenter des artistes totalement différents dans leur facture afin de donner un panel très large de cette peinture animalière d’aujourd’hui.

Danielle Beck nous présente une faune africaine hyperréaliste. Capton est le peintre taurin par excellence, mais aussi celui des chevaux. Hélène Legrand nous montre une peinture qui insiste sur l’âme animalière. Ronel nous entraine dans un tourbillon dont le rêve et l’enfance ne sont pas exclus.Vassil a le regard vif et épris de vitesse pour figer dans l’instant le moment précieux de l’animal.

Du 30 mars au 1er septembre 2013
De la mer à l’assiette

L’exposition De la mer à l’assiette retraçait la grande aventure de la pêche au XIXe siècle en mettant en regard plusieurs médiums de cette époque : peintures, dessins, photographies, cartes postales, « souvenirs des bords de mer » en terre cuite, des faïences à décor de poissons et couverts à manche de nacre… Cette promenade était tracée autour d’un prêt exceptionnel du musée d’Opale-Sud de Berck-sur-Mer.

Du 12 janvier au 10 mars 2013
Les Oeuvres cachées du musée Daubigny

Le musée Daubigny présentait une sélection de peintures, dessins, gravures, céramiques, prélevés dans ses quatre collections. Des œuvres rarement ou jamais exposées.

Fin XIXème – début XXème : A côté des paysages champêtres, une galerie de portraits d’artistes ayant côtoyé Charles-François Daubigny ou ayant contribué à faire connaître Auvers : Jean-François Millet, Charles Jacque, Marcellin Desboutin, Paul Cézanne, Norbert Goeneutte, Paul Van Ryssel (Dr Gachet).

Les silhouettes croquées par deux grands dessinateurs, chroniqueurs de la vie parisienne ; Théophile-Alexandre Steinlen, André Mantelet et ses petits métiers de Paris.

Art contemporain : Le travail figuratif de deux graveurs autour de la thématique : Histoires naturelles. L’un Koji Ikuta pratique la manière noire, l’autre Hélène Nué, le burin.

Pour illustrer le passage de la figuration à l’abstraction : Jean Ekiert, Alechinsky, Freundlich…

Art félin : Les chats drolatiques amusants et bizarres à la fois envahissent les murs avec les tableaux de Jacques Nam, Foutanaz, Tailleux, de Waroquier. Ils peuplent les vitrines avec des céramiques colorées démontrant l’expressivité de l’art populaire.

Art naïf : Enfin les grandes œuvres joyeuses d’André Salaün, artiste naïf dans la mouvance des années soixante font revivre des scènes humoristiques et osées d’un passé déjà lointain.
De belles découvertes au gré de la diversité d’une collection constituée pendant près de trente ans.

Du 8 septembre au 22 décembre 2012
Des Arbres et des lettres  

Elle est conçue davantage comme une promenade au travers divers médiums    – Le cliché-verre, ancêtre de la photographie inaugure le parcours,
Photographies réalisées spécialement pour cette manifestation Si le Val d’Oise est mis particulièrement à l’honneur, l’Oise et Eure     complètaient ce reportage de 32 images,
Gravures, peintures et dessins (collections du musée et prêteurs) : Dominique GALLAIS, Camille COROT, Fernand QUIGNON, Emile-Frédéric NICOLLE, Auguste BOULARD, et bien sûr Charles François DAUBIGNY

Des œuvres de MANTELET étaient particulièrement mises à l’honneur.

Les gravures sont, pour la plupart, présentées pour la première fois (entrée dans les collections par le biais d’un don généreux au musée),
Textes littéraires dont le choix a été initié et encouragé par la découverte d’Eric de RUBERCY (« Des poètes et des Arbres » – Promenade anthologique, Paris, Ed. La Différence, 2005).

 

Du 31 mars au 2 Septembre 2012
Le Ciel et l’eau

« Le paysage est un genre impossible à cause du ciel » déclarait Jules Dupré (1811-1889), paysagiste pré-impressionniste, ami de Charles-François Daubigny. Plus tard, des Impressionnistes : Armand Guillaumin, Pierre Prins, Eugène Murer, des Post-Impressionnistes : Maximilien Luce, Maxime Maufra, Fernand Quignon, Gustave Loiseau, captent aussi les variations du ciel qu’ils représentent à l’aube, au coucher du soleil, au crépuscule. Ils font de l’eau qui court dans les rivières, les fleuves, la mer, le symbole de la nature en mouvement. Ils en fixent les reflets dans les ports, les étangs, les canaux. L’eau transparente devient miroir du ciel. Tout ce qui est impalpable, frémissant, mouvant dans ces deux éléments les intéresse. Ils représentent la brume, les nuages, la pluie, la neige, chacun selon leur sensibilité et leur technique.
L’exposition « Le Ciel et l’eau » rassemblait et confrontait des paysages : une cinquantaine d’huiles, pastels, aquarelles et gravures mettant en évidence les rapports intimes de la lumière et de l’eau et les différentes impressions qui émanent des études extrêmement diversifiées des peintres de plein air qui ont su nous transmettre leur vision personnelle de la nature.

Du 7 septembre 2011 au 9 avril 2012
Figuration naïve

Les expositions d’art naïf sont rares. Raison de plus pour découvrir cette expression populaire vivante et colorée que les plus grands (Picasso, Kandinsky, Robert Delaunay, Marquet…) ont appréciée et collectionnée. Les peintres naïfs sont des autodidactes, ils ont en commun la fraîcheur et l’extraordinaire invention, ils méritent qu’on s’attarde devant leurs œuvres. Ils nous ramènent aux sources de la création. Leur geste est l’authenticité mise en peinture.
Pour rendre hommage à ces « peintres des sept dimanches » que sont les artistes naïfs, le musée Daubigny exposait les plus grands : Bauchant, Blondel, Bombois, Lefranc, Vivin, autour de sa collection.

De 2 avril au 31 août 2011
Année Zadkine à Auvers-sur-Oise

Cinquante ans après, Zadkine retrouve Van Gogh à Auvers sur Oise.
Pour honorer la mémoire du sculpteur Ossip Zadkine dont le monument à Van Gogh inauguré en juillet 1961 se dresse dans le parc municipal, la commune organisait une manifestation artistique dans trois sites culturels : le musée Daubigny, le Château et la maison du docteur Gachet. Le musée Daubigny présentait à cette occasion 3 salles consacrées aux sculptures de ce grand artiste.

Du 23 février au 27 mars 2011
Auvers vue par les peintres du musée

Quand on parle de la vallée de l’Oise et des peintres, on évoque deux sites prestigieux où ils ont vécu et pratiqué leur art : Pontoise, avec Camille Pissarro et Auvers avec Van Gogh, en oubliant qu’avant eux, d’autres artistes avaient parcouru cette vallée, à la recherche de paysages.

Qu’avait-elle donc cette vallée de l’Oise pour attirer ainsi les artistes ?
D’abord, elle était, grâce aux chemins de fer, tout près de Paris. En 1849, Auvers était à moins d’une heure de la gare du Nord. Pontoise, aussi par St-Lazare. Et puis cette banlieue n’avait pas l’apparence d’une banlieue. Auvers, c’était la vraie campagne, avec une infinie variété de motifs à peindre : une rivière, une vallée, des coteaux, une plaine où ondulent les blés, des chaumières et maisons rurales entourées de murs grisâtres qui enferment carrés de choux et pommiers. Et partout coupant la route de Pontoise à Auvers, des chemins de traverse qui montent vers la plaine immense ou descendent vers l’Oise.

C’était de toute évidence, un territoire à exploiter pour des peintres de plein air dont l’Ecole de Barbizon avait exalté l’amour de la nature.

Du 24 avril au 14 novembre 2010
Fernand Quignon, le chant de la terre

Peintre post-impressionniste, influencé par l’école de Barbizon puis celle de Pont-Aven, Fernand Quignon chante la terre du Vexin qu’il a découverte à partir d’Auvers autour de 1886.
Il achète une maison à Nesles-la-Vallée en 1897. Entre 1886 et le début du 20ème siècle, il célèbre le Vexin français dans des œuvres consacrées à la nature et au monde rural.
Ami de Schuffenecker qui lui a présenté Gauguin, il peint avec une palette à la fois claire et vive, des touches rapides et appuyées « Les Meules », « Les Champs d’avoine », « La Récolte des pommes de terre », « Les Labours », « Les Fermes », Nesles-la-Vallée, Verville, Frouville faisant ainsi un portrait riche en documents de la vallée du Sausseron.
Il a été surnommé : « le peintre des moissons » suivant en cela Millet, Van Gogh, Pissarro, Monet, Gauguin, Cézanne, Guillaumin qui ont tous sacrifié à la mode des « meules » et rendu hommage à la production de la terre.

Poètes, peintres, et musiciens, à l’instar de Gustav Mahler, à la même époque ont célébré la nature dans « Le Chant de la terre ».

Du 17 octobre 2009 au 18 avril 2010
Panorama de la gravure de Daubigny à nos jours

Le musée Daubigny présentait une sélection d’une centaine de gravures puisée dans sa collection. Cette exposition offrait aux visiteurs :

– un éclairage sur le travail de Charles-François Daubigny qui produisit plus de 150 eaux-fortes, la découverte des réalisations de ses contemporains : Cézanne qui s’initia à la gravure à Auvers, Daumier et ses célèbres caricatures, Desboutin familier de Manet et Degas, Goeneutte et Guillaumin, deux amis du docteur Gachet.
– à côté de ces talents impressionnistes, les portraits naturalistes d’Edgar Chahine, chroniqueur de la vie parisienne du 19ème siècle et ses scènes de rue.
–  pour l’art contemporain, les œuvres figuratives de Bezombes, Bongibault, Ikuta, Pessin, Verlinde…

La gravure est souvent synonyme de noir et blanc, or la couleur était aussi présente avec Alechinsky, Bryen, Corneille, Goetz, Hasegawa, Messagier…

Tous les outils du graveur étaient exposés et toutes les techniques représentées et explicitées dans le parcours de l’exposition permettant de mieux comprendre toute la finesse et la difficulté de cet art trop peu connu.

Du 25 avril 2008 au 4 octobre 2009
Les couleurs de l’impressionnisme : Guillaumin, Goeneutte, Murer

A l’occasion de cette exposition en hommage au docteur Gachet, le musée réunissait Guillaumin, Goeneutte et Murer. Ces trois artistes sont venus à Auvers, ont travaillé et séjourné dans sa maison de campagne. Avec lui, ils ont participé à des titres divers à la grande aventure impressioniste.

Du 13 avril au 31 août 2008
Corneille, la femme et l’oiseau

Cornelius Guillaume van Beverloo est né à Liège le 4 juillet 1922, de parents néerlandais.
Cornelius, prénom transformé en CORNEILLE car la naissance a été déclarée en pays wallon francophone. Prénom devenu pseudonyme tellement il lui colle à la peau.
Corneille, un nom d’oiseau, un regard d’oiseau a-t-il déclaré à un journaliste. Et ce thème, comme celui de la femme figure d’une manière obsédante tout au long de son parcours artistique.

Le titre de l’exposition « Corneille, la Femme et l’Oiseau » est donc venu tout naturellement. Pour l’artiste, « la femme est une source inépuisable d’émotions, elle nourrit l’homme d’une façon fabuleuse ». « L’oiseau a toujours été un symbole de liberté, il représente le rêve de l’humain qui a toujours eu envie de voler. La souplesse, la folie d’un oiseau dans l’air, il n’y a pas d’image plus belle. »

L’hommage rendu à Corneille au musée Daubigny présentait donc une rétrospective de l’œuvre du maître au long de plus de soixante ans de création : 1944 – 2007 puisque le carton d’invitation a été dessiné spécialement en 2007 pour notre manifestation de 2008 à Auvers-sur-Oise.

 

Du 28 mars au 9 décembre 2007
De Daubigny à Alechinsky, 20 ans de collections

A l’occasion de ses vingt ans, le musée Daubigny présentait un panorama de ses quatre collections. Autour de Charles-François Daubigny, de l’art contemporain, des chats et de l’art naïf, cette exposition était l’occasion de montrer au public toute la diversité de ses collections.

Du 18 janvier au 30 avril 2006
Jean-Pierre Lagarde ou l’enfance du rêve

Jean-Pierre Lagarde, primitif moderne né en 1937 à Bordeaux, a fait don au musée Daubigny de l’intégralité de son fonds d’atelier. C’est pour présenter ce don exceptionnel que le musée a souhaité faire une rétrospective de son travail. Du 28 mars au 30 avril 2006,  cette exposition nous a fait voyagé dans le monde du rêve et de l’enfance.

Du 13 avril au 18 septembre 2005
Edgar CHAHINE(1874-1947) Les femmes, Paris, Venise

Du 13 avril au 18 septembre 2005, le musée rendait hommage à Edgar Chahine, peintre et graveur d’origine arménienne (1874-1947) qui a connu comme Toulouse-Lautrec, Théophile-Alexandre Steinlen, Paul-César Helleu, le Paris de la Belle Epoque. Un peu plus tard, puisqu’il était plus jeune, il s’est intéressé comme eux, aux thèmes qui étaient boudés par leurs prédécesseurs : le peuple, son travail, ses loisirs. Il a produit un nombre considérable de gravures dont la qualoité et le réalisme méritent toute notre attention. Véritable reporter, peintre de la rue, il donne un témoignage précieux de la vie parisienne. Ses portraits sont toujours très enlevés et il a su saisir l’atmosphère et les beautés fanées des quartiers populaires.

Du 30 mars au 28 septembre 2003
Dans le cercle de van Gogh et du Dr. Gachet

En 2003, le musée réunissait Guillaumin, Goeneutte et Murer dans une même exposition en hommage au docteur Gachet. Ces trois artistes sont venus à Auvers, ont travaillé et séjourné dans sa maison de campagne. Avec lui, ils ont participé à des titres divers à la grande aventure impressionniste.

Du 12 mai au 18 novembre 2000
Le Chat et l’artiste

Le musée Daubigny présentait un ensemble de 171 œuvres ayant pour thème le chat. 158 de ces gravures, peintures, sculptures provennait de la donation de Monsieur et Madame Lavech de Chancy. Augier, Barye, Cocteau ou bien encore Frémiet… les plus grands artistes furent inspirés par ce thème à l’honneur au musée du 12 mai au 18 novembre 2000.

Bourov

Afin de célébrer la donation du bronze Ephphatha, « Ouvre-toi » d’Oleg Bourov au musée Daubigny nous présentions du 20 septembre au 30 novembre une rétrospective du travail de l’artiste.

Daubigny

‘En 2000, le musée a souhaité rendre hommage à l’artiste au cœur de sa collection en présentant une quarantaine de ses peintures, dessins et gravures ainsi que des huiles de son fils Karl.

Du 29 mai au 14 novembre 1998
Hommage à Jeanclos

‘ »Le musée Daubigny rend hommage au sculpteur Jeanclos, disparu en 1997, en consacrant une exposition aux œuvres qui ont jallonné son parcours. Georges Jeanclos, lauréat du Grand Prix de Rome en 1959, avait choisi de vivre, au retour de la villa Médicis à Auvers-sur-Oise où il se fixa pendant dix ans, à partir de 1964. […] Cet hommage complète la connaissance des oeuvres de l’artiste révélées au public par les expositions ainsi que par les commandes publiques : à Paris, le monument à la mémoire de Jean-Moulin, les portes du Ministère des finances, et à Provins, le tympan de l’église Saint-Ayoul. Parallèlement aux sculptures, le musée présente des témoignages, tels que des carnets de dessins, des photographies, des études, qui permettent d’illustrer la démarche créatrice de Jeanclos entre 1959 et 1975. […] Enfin nous sommes heureux de préciser que la présentation de toutes ces oeuvres, dans le musée Daubigny, est réalisée par le fils du sculpteur Marc Jeanclos. » Jacques Leroy-Commissaire de l’exposition

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