EXPOSITIONS

Le peintre et l’intime
Du 17 septembre 2016 au 26 février 2017

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Du 17 septembre 2016 au 26 février 2017, le musée municipal Daubigny présentera une variation sur le thème du peintre et de l’intime avec des œuvres du  XIXème siècle à nos jours.

 

L’aventure du nu, thème majeur dans l’histoire de l’art débute réellement au XVIe siècle avec la Renaissance qui redécouvre l’Antiquité et place l’homme au centre du monde. La mythologie ou l’histoire sainte sont l’occasion idéale pour représenter des corps nus, masculins ou féminins, qui renvoient à un idéal de beauté parfaite.
Dans l’apprentissage académique, l’étude du corps et de ses mouvements est un passage obligé pour les artistes. Il débute par la copie de statues antiques ou de tableaux de grands maîtres et prépare au dessin en atelier d’après modèle. De la Renaissance à nos jours, il n’est pas un peintre qui ne se soit livré à l’exercice.

 

Au XIXe siècle, le nu s’affranchit de l’histoire et les peintres proposent la représentation des corps nus dans les situations du quotidien. Ils puisent leur inspiration dans le monde de la prostitution, dans l’intimité de leur foyer où leurs compagnes sont saisies dans les gestes simples de la toilette ou dans leur sommeil. Ils saisissent les corps ensoleillés lors des baignades en bord de rivière.  Comme pour le paysage, ils représentent les corps de leur temps en s’affranchissant de la morale bourgeoise. Ces nus réalistes, tels ceux de Courbet ou de Manet choquent, mais fascinent l’avant-garde esthétique.

Aborder le thème du nu, c’est essentiellement s’intéresser au nu féminin, synonyme de beauté idéale pour certains peintres, véritable obsession pour d’autres. L’image de la femme renaît chaque fois sous les regards infiniment variés des artistes, tantôt réaliste, tantôt idéalisée, esquissée d’un trait acéré ou sublimée par une palette lumineuse.

 

La priorité sera donnée à la mise en valeur des collections du musée et à la diversité des techniques présentées : peintures, sculptures, gravures, dessins et pastels se côtoieront. Le parcours s’articulera autour de quatre thématiques : les baigneurs de Charles-François Daubigny à Maximilien Luce et  la toilette de Suzanne Valadon à Alfredo Müller débuteront l’exposition. Le visage de la prostitution au début du XXème siècle constituera le troisième volet de notre discours avec des œuvres de Maurice Le Scouëzec, artiste éminent de l’école de Montparnasse. Enfin, le thème du modèle du XIXème siècle à l’abstraction sera illustré par des œuvres de Steinlen à Bouvot en passant par Picasso, Corneille et Gen Paul.